In vino veritas

Il n’y a pas longtemps, j’ai voulu me prendre pour une adulte. C’est comme ça que je suis allée à un cours d’oenologie. Dans mon esprit c’était réservé pour deux catégories de personnes : les vieux et les jeunes snobs. Tu t’en doutes, vu mon âge, je fais partie des jeunes snobs !

En vérité, il n’y a pas que des gens qui se la raconte ou des riches prêts à débourser des centaines d’euros pour se constituer une cave et tout ce qui va avec (moi, je l’ai fais offrir à mon copain pour son anniversaire, chacun son truc, c’est cadeau). Il y a aussi des personnes comme vous et moi qui aimons le vin et qui en avons assez de faire semblant de nous y connaitre avec des phrases types « c’est un bon vin, quoique un peu jeune », alors qu’à la base tu sais même pas identifier un cépage.
Si tu ne sais pas ce qu’est un cépage, je vais te l’expliquer parce que je suis trop cool (et parce que je suis aussi novice que toi). C’est un type de plan de vigne avec ses particularités au gout (c’est ce qui nous intéresse) et physiques (ça on s’en fout un peu, je rigole; vigneron de France, ne me frappe pas !) différent.
C’est ainsi qu’autour d’une table dans une cave (qui hors contexte serait particulièrement glauque), tu te découvre des qualités cachées. Ainsi, j’ai réalisé que mon Chéri pouvait distinguer plusieurs nuances de gris et de jaune, alors qu’il est incapable de faire la différence entre un vert et un turquoise. Ah oui, parce que si je fais cet article ce n’est pas pour vous raconter ma vie (enfin, si, j’adore ça) mais pour vous donner mes petits conseils pour bien déguster un vin.
C’est là que j’ai appris que pour savourer son vin, il fallait mettre tous ses sens en éveil ! On va commencer par étape.

1) LA VUE

On ne boit pas son verre, on le REGARDE.
Hop hop hop ! Pas si vite petit impatient ! On ne siffle pas son verre comme ça. Repose-le sur la table et fais pas de connerie John ! Doucement. Doucement. Bien. Calme toi. Que je me détende ? HAHAHA MAIS JE SUIS DÉTENDUE !
Pardon, je m’emporte. Alors.. Reprenons. Il faut regarder son vin. Rien que comme ça, tu peux déterminer son âge. C’est même parfois plus simple que d’identifier l’âge de ses propres congénères.
Marche pour les vin blancs secs                                                                Rouge
doré – jaune clair :     vin jeune                                                                  rubis 
doré prononcé            4 à 5 ans prêt a être dégusté                            violet sombre
ambré                            doit être réservé pour la cuisine                       brique
Pour voir la véritable couleur de son vin il faut incliner son verre sur un fond blanc (regarde vers la pointe de la goutte, ça peut aider)
Mon conseil : prend une chemise blanche juste au cas où. Comme ça, si tu renverse ton vin sur toi, tu peux dire que tu voulais juste analyser sa couleur sans passer pour un gland.

2) LE NEZ

Maintenant que tu as fait quelques regards en coin à ton verre, tu peux tenter une approche subtile, c’est ce qu’on appelle le premier nez (ou le speed dating du vin) ! C’est comme ça que tu vérifies si ton vin est bouchonné ou que tu détectes la présence de sulfite (tu sais ce qui te bombarde le crâne le lendemain, ce que tu peux trouver dans les vins blanc).
Si tu as un doute sur ton futur partenaire de bouche, c’est comme tout, n’y va pas !
Cependant, si tu as toujours envie de continuer, c’est le moment de faire le deuxième nez.
Pour cela, il faut créer un vortex (en gros faire un tourbillon pour aérer) dans ton verre histoire de libérer les arômes. C’est comme ça que tu peux identifier son bouquet.
Pour les vins blancs, tu peux y trouver les parfums de fleurs, les fruits exotiques, tout ce qui est fruit blanc, silex (si si je te jure) et agrumes.
Pour les vins rouges tout ce qui est fruits rouges, boisé. Il y a plus de cent arômes, je ne vais pas tous te les faire, mais tu vois le panel qui s’offre à toi, que tu viennes pas me sortir de ton air super assuré.. « hmmm PAMPLEMOUSSE » alors que tu me parles d’un vin rouge.

3) LE GOÛT

Tu l’as regardé assez longtemps, tu peux le sentir, c’est maintenant que tu peux passer à l’étape que tu attends le plus : le goût ! 
Enfin tu as le droit de porter le fruit de ton attente à tes lèvres, mais attention, on n’avale pas tout le suite : c’est vulgaire ! Pour moi, c’est un sacrilège (comme les artistes qui peignent avec du vin), mais si j’ai réussi, alors vous aussi !
C’est là que ça se complique. Un vin, ça se mâche, ça passe dans toute la bouche et ça se recrache. Après, tu vas devoir compter le nombre de secondes (caudalie). On appelle ça la persistance. C’est là que tu sens toute la qualité du vin dans sa subtilité.
Deuxième gorgée, comme le deuxième nez, c’est la confirmation de ta première impression, si tu aimes le vin ou pas.

Ce cours s’est passé dans la joie et la bonne humeur auprès d’un prof humain et patient devant deux noobs comme nous (et c’était pas gagné d’avance, c’est moi qui te le dis).
J’avoue, maintenant, je profite nettement mieux. (Cette phrase de téléachat)
Si toi aussi tu aimes le monde de l’oenologie et que tu as prévu de faire la route des vins c’est ici que ça se passe : http://domainepaire.fr

Si tu veux connaitre mes meilleures adresses pour boire du bon vin à Paris, la suite au prochain épisode !

Anne Charlotte M.

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