La grossophobie ou Comment j’ai découvert que j’étais grosse.

Aujourd’hui, la pluie a accompagné ma longue journée de travail.Vers 16h, j’ai eu le plaisir de recevoir un appel pour un second entretien d’embauche auquel je me décide à aller directement après le boulot avec beaucoup de fatigue et une pointe d’appréhension. C’est donc un peu stressée que j’arrive près de mon potentiel lieu de travail (je vous spoil tout de suite, je n’ai finalement pas été prise).

À 100m de celui-ci, mon iPhone vibre et je regarde d’un œil l’expéditeur. Surprise, je lis le message qu’il m’a laissé, pantoise au point que je n’ai pas pris le temps de répondre et que je suis allée la tête bien droite en direction du bureau de mes futures chefs.

Là, vous vous demandez où je veux en venir normalement.

J’arrête le suspens ici et je vous joins le dit message que j’anonymise tout de même (parce que oui, moi, je ne suis pas une garce).

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Moi, Jenny, jeune femme de 22 ans, pleine d’énergie et d’ondes positives, UNE FILLE GÉNIALE, je serais donc grosse ?

Au nom de qui, devrais-je subir cette pression sociale qui dit que je dois entrer dans un jeans taille 36 pour NE PAS être considérée en SURPOIDS.

En plus je n’aime même pas porter de jeans.

Du coup, après une longue journée de boulot et alors que j’étais censée me reposer ce soir, je suis allée à la salle de sport avec un sentiment d’obligation sociale alors même que je la côtoie entre 3 et 6 fois par semaine selon mon planning.

J’aurais très bien pu me réfugier dans le Nutella et détester ma maman de m’avoir donné des gènes de gros mais j’aime pas assez le Nutella et puis ma maman n’y est pas pour grand chose ♥️.

Maintenant que j’ai fini de vous raconter ma vie, je vais vous expliquer pourquoi la société ne me laisse pas tranquille là où moi je voudrais qu’on arrête de me voir comme moi je ne me vois pas.

Je t’apprends donc que oui après 65 kg, si tu es une jeune femme aussi jolie que tu le veux, et faisant moins d’1m65, tu es, selon la société, GROSSE.

Wikipédia définit la grossophobie sur un plan sociologique comme :

<< Une action relatif à une attitude hostile à l’encontre des personnes grosses, en surpoids ou obèses >>

En France, c’est l’actrice Anne Zamberlan qui parle la première de grossophobie et qui lance le mouvement francophone dans les années 1980/1990. Madame Zamberlan est une actrice XXL qui a joué dans une multitude de films dont Charlotte for ever de Serge Gainsbourg.

Capture d_écran 2017-07-14 à 19.25.15Ces photos sont tirées de la campagne publicitaire qu’ Anne Zamberlan a faite pour Virgin Megastore.

Je la trouve particulièrement géniale dans la campagne publicitaire qu’elle a faite pour la marque Virgin Megastore.

<< Que tu te considère comme ou pas, c’est un fait, tu es grosse. >>

Depuis que l’humain s’est rassemblé pour former un groupe social, des normes se sont faites et chaque société a créé ses normes qui se regroupent en deux catégories, les normes formelles (les lois par exemple) et les normes informelles, qui nous intéressent sur ce sujet. Les normes informelles prennent en compte les normes morales (tabou, valeurs, cohésion sociale, déviance) mais aussi physique codifié par le groupe d’individu.

Ne dit-on pas que la liberté des uns s’arrêtent où commencent celles des autres ? Que la France est le pays des libertés ?

Dans notre société moderne qui se veut libre et ouverte, les normes formelles me semblent importantes pour garder un semblant d’ordre, mais pourquoi chaque individu se retrouve à faire face aux normes sociales que l’on a choisit d’imposer et d’accepter ou non.

D’ailleurs, la non-acceptation de ces normes a des conséquences : l’isolement social (la prison est un isolement social mais la solitude aussi). La société créée et fait accepter les normes par les individus. 

(voir Pierre Demeulenaere, les normes sociales, Presses universitaires, Sociologie, 2003).

En somme, pour faire parti d’un groupe on doit en accepter les codes mais aussi les normes de ce groupe et c’est exactement ceci qui me rebute aujourd’hui.

En tant qu’individu, je proclame sans soucis que je ne suis pas grosse. Pourtant, depuis très jeune (le collège) on me met fasse à un surpoids que j’aurais. La société a décidé que j’étais grosse et me prête un comportement lié à cette étiquette.

D’après la société, le gros se goinfre toute la journée sans faire de véritable efforts physiques ce qui entraînerait de forts problèmes médicaux.

Alors, oui, un corps en mauvaise santé conduit à de nombreux problèmes médicaux. Cependant, il y a une marge entre l’obésité morbide (prouvée médicalement) et être gros pour la société. Ma santé va bien et chose extraordinaire, je fais même du sport !  (Ouais ouais je vous jure).

Chacun a le droit de faire ce qu’il veut et personne ne devrait pouvoir nous faire nous sentir mal et influencer notre pensée ou notre comportement.

Ce soir, j’ai forcé à la salle de sport alors que j’aurais dû me reposer après trop d’entraînement et un long week-end. Je ne te remercie pas expéditeur de ce message. Pourtant, tu n’es pas n’importe qui et je te considère beaucoup mais aujourd’hui, tu m’as rappelé que le monde est moche et que je ne peux pas être ce que je veux sans avoir un avis extérieur (alors qu’en général, je me tape éperdument de l’avis des autres).

Ici, je n’essaie pas de faire une leçon de morale mais c’est tout de même un gros coup de gueule sur une société qui se dit moderne et qui veut accepter chacun pour ce qu’il est. Je n’aurais jamais imaginé écrire un jour sur la grossophobie là où en dehors d’histoire drôle de soirée (je t’en mettrais une ou deux en suppléments pour te récompenser de ta lecture) je n’ai jamais eu affaire à des propos qui m’ai réellement blessé et alors même que je ne me considère pas comme grosse.

 

HISTOIRE TROP GROSSE:

  • Moi, ivre dans un bar, rejoignant les w.c. pour faire de la place à ma 6è bières de la soirée et me faisant bloquer par un jeune homme en chemise bleue claire. Lui: Waah t’es jolie, c’est dommage que tu sois grosse, j’aurais pu te draguer.

  • Moi, dans une robe qui me va à ravir et qui  met en valeur ma poitrine généreuse, me promenant lorsque j’entends un : elle est jolie pour une grosse elle.

 

Tout ça pour dire: si tu as envie de donner ton avis sur une personne, arrête toi avant le << mais / pour >> et réfléchis un peu.

Allez des bisous tout doux et je retourne geeker du côté du Blog De Ladynin !

 

Jenny, une grosse géniale.

 

Les amis en carton

L‘être humain est un animal social – à sa manière – ainsi, pour affronter le monde, on s’entoure de personne plus ou moins semblable sensé s’entraider et se protéger. Ici nous nous pencherons sur ces amis qui finalement ne le sont pas vraiment. Ces relations unilatérales épuisantes à la longues.

Comment les reconnaître ? Comment réagir ? Bonne lecture !

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Niveau 4

Niveau 5

Niveau 6

Niveau 7

Niveau 8

Niveau 9

Si tu t’es reconnu dans cette liste non exhaustive un travail sur toi s’impose, saches que tant que tu n’as pas atteint le niveau 6 tu es rattrapable, après, je ne peux plus rien pour toi, tu es juste un malotru de bas étage. (Bisous.)

Anne Charlotte M.

 

5 conseils pour se remettre à lire

Avant d’entrer dans le supérieur j’avais un temps presque infini pour lire. Cela dit, je vivais en internat et ma vie sociale était proche de zéro. Cependant je ne regrette pas ces années d’études. Ma filière littéraire m’ayant offerte un emploi du temps parfait pour m’adonner à la lecture, je me donnais à cœur joie à ce passe temps. Ainsi, je me prenais pour Hermione Granger dans les couloirs de mon abbaye (les résultats en moins, l’uniforme moche en plus), les bras chargés de livres.

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la frange en moins

Maintenant que je joue à la grande personne et que je peux dire « j’ai pas le temps, je croule sous le taf. Mais on peut se voir le 30 février si tu veux, c’est mon seul créneau » j’avais tendance à repousser mes moments de lecture, parce que j’avais autre chose à faire, que j’avais des gens à voir, qu’il y avait trop de bruit autour de moi, que j’avais la flemme et que je me cherchais des excuses.
Puis, ça a fait « tilt » dans ma tête. J’en avais assez d’avoir l’esprit en friche, de tourner autour des mêmes références. Du coup, hop ! J’ai recommencé subitement à lire !
Voici quelques conseils pour toi, qui souhaite retrouver un peu de temps avec tes amis les livres, même si tu as un emploi du temps de ministre !

1) LES TRANSPORTS SONT TES AMIS !

Eh oui ! C’est tout bête, mais que tu sois en métro, bus, taxi, calèche, voiture avec chauffeur, jet privé…Tu peux t’adonner le temps du trajet à la lecture ! Même si c’est pour une station, ça te donnera l’occasion d’avancer de quelques pages.

Mon conseil : Pose ton livre sur le dos de ton voisin en heure de pointe. S’il te le reproche, explique-lui que tu n’as pas de temps à perdre et que tu dois absolument finir ce livre pour ta thèse. Ceci ne marche que pour les livres un peu intellectuels, comme 50 nuances de Grey (si tu souhaites travailler ton anatomie.)

2) REND UTILE TES INSOMNIES !

Si tu es comme moi et que ton sommeil est aussi fréquent que le 29 février, maximise ton temps à avancer dans ta lecture. Quelques chapitres et tu auras l’esprit vidé des problèmes de ta journée, le cerveau plus apaisé pour t’endormir.

Mon conseil : Fais attention, cela ne marche pas sur les romans policiers, à suspens ou d’épouvantes, sinon, tu viens de trouver la cause de tes insomnies.

3) DONNE TOI DES OBJECTIFS

C’est peut être là que je vais passer pour une grande malade, mais c’est un conseil qui marche pour moi. Fais-toi des listes, donne-toi des objectifs et fais marcher le challenger qui est en toi ! Depuis que je le fait, j’ai une liste de lecture d’au moins 10 livres par mois (ça peut être plus, comme ça peut être moins. Chacun son rythme, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse)

Mon conseil : prend des notes. Le but n’est pas de faire un commentaire détaillé mais de noter tes impressions sur le livre. Une émotion, un passage, une association d’idée, une critique. Ainsi, il restera gravé dans ta mémoire et tu pourras t’en resservir le moment venu (comme pour briller auprès de tes beaux parents, par exemple).

4) PARLES-EN AUTOUR DE TOI

Telle une spirale positive, le fait de parler ce que tu lis va te rendre chiante comme une pierre entrainer tes amis à discuter de leur lectures (si tes amis ne savent pas lire ce n’est pas mon problème). Du coup, forcement, tu défendras (ou pas) ta lecture, eux te donneront envie de lire plus, et hop ! Tu deviens plus intelligent !

Mon conseil : Essaye les cafés littéraires, c’est un moyen sympa pour rencontrer de nouvelles personnes et en plus, ils auront au moins tous un point commun avec toi : déjà, ils respirent, et en plus, ILS SAVENT LIRE.

5) IL N’Y A PAS DE BONNES OU DE MAUVAISES LECTURES

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Ok, certaines choses sont plus assumables que d’autres (j’avoue j’ai cru mourir lorsque l’on m’a vu lire Kant). Mais il n’y a pas de bon ou mauvais livre, seulement de mauvais écrivains. Tant que tu aimes ce livre, assume (sauf si c’est Mein Kampf, là je ne peux plus rien pour toi)

Mon conseil : Fais-toi plaisir, tout simplement. C’est le principe de la lecture (en plus de t’enrichir, même si tu finis par te ruiner en allant chez Gibert, tu n’en sortiras que plus riche intellectuellement, et ça, c’est beau !)

 

Anne Charlotte M.

Rencontre avec Dasol

Une couleur : le bleu

Une passion : la glisse

Une odeur : le thym

Une musique : le rythme

Un goût : parfois amer

Un livre : tous

Un film : A bout de souffle

Une oeuvre : La période bleue de Picasso

Un moment de joie : maintenant

L’habitat idéal : en bois

Un végétal à choisir : l’herbe du diable

Une tolérance : tout est possible

Une rage : l’indifférence

Une gourmandise : le fruit de la passion

Un défaut que tu ne te pardonnes pas : ne surfer que des vagues parfaites !

Un défaut que tu ne pardonnes pas : on peut tout pardonner car l’être humain évolue;

Voila le portrait (sans retouche) chinois de mon artiste du jour, j’ai nommé, attention mesdames et messieurs : Dasol ! Français, expatrié au Brésil depuis 18 ans, il a voyagé dans le monde entier, notamment en Amérique Latine, en Afrique et en Asie (oui, je sais vous êtes aussi jalouses que moi !). Écolo-généreux-intelligent, Dasol à tout pour vous plaire ! Ce cher David (oui parce que comme vous et moi il a un prénom) a eu la gentillesse de partager quelques minutes de son temps précieux avec moi (merci !) Voici un léger contre rendu (lapsus révélateur). Dasol n’en est pas à sa première exposition, ayant fait des travaux plus violents et plus criants dans l’engagement écologique ; là, nous sommes sur une gamme d’oeuvres plus douces, presque maternantes, qui montrent que la Nature est notre mère à tous. Certaines de ses photographies rappellent que la mer est vivante et ressemblent à des échographies. Car en plus d’être artiste, monsieur est sportif, surfeur en plus ! Il nous offre alors un voyage à travers les mers, une expérience sensible et humaniste, à voir absolument !

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Quelles émotions veux tu faire passer ?

Toutes mes œuvres sont liées à l’écologie, la poésie d’une oeuvre d’Art, la mer et l’océan, leurs couleurs permettent de faire passer aux spectateurs l’envie de préserver la planète. C’est un travail engagé à travers le rêve.

Quelle est ta devise ?

Le moment présent n’est pas éternel.

Que -t-ont apporté les pays dans lesquels tu as voyagé, une rencontre qui t’as particulièrement marqué ?

Les voyages m’ont beaucoup inspiré, Bali et l’Afrique ont été de réels inspirateurs. Pour ce qui est de la rencontre si je devais n’en garder qu’une seule ce serait celle avec le petit fils de Portinari (peintre brésilien) qui est lui même musicien de jazz. C’est lui qui m’a donné la force d’accepter la critique et de réaliser que chaque oeuvre d’art était à prendre avec passion et sérieux, que tout avait son importance à partir du moment où c’est le coeur qui parle.

Quel est ton patrimoine artistique ?

Avec mes origines espagnoles, ma famille m’a toujours éduqué à l’Art, je suis très sensible à Dali, au surréalisme.

Au Brésil, l’Art gagne-t-il de nouveaux territoires dans l’espace public comme en Argentine ou reste-il dans les musées ? L’art est-il mis en avant ou l’état brésilien laisse ça de coté ?

Le Brésil est très sensible à l’Art, c’est un pays ou on fait beaucoup d’arts conceptuels, beaucoup de récupérations. Les artistes sont très engagés pour l’écologie mais aussi très politisés. J’ai la chance de fréquenter ces artistes. L’art touche beaucoup d’aides , il y a de nouveaux musées qui ouvrent leurs portes. Heureusement, l’état soutient avec des subventions.

J’ai vu que tu es un artiste très engagé, y a-t-il des missions dans lesquelles tu souhaites t’investir ?

L’association Surfer 4 Peace, ce sont des surfeurs israéliens qui partagent et aident des palestiniens pour leur proposer un moment de trêve grâce au sport.

Trois oeuvres que tu voudrais collectionner dans l’idéal ?

  • Arman (oeuvres en résines et de déchets qui montrent que si on doit disparaître c’est aussi à cause de nous.)
  • Redon (contemporain de Monet, le bleu est très présent dans sa peinture)
  • Matisse et ses collages série jazz

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Un projet à réaliser dans l’idéal ?

Travailler plus dans l’écologie notamment dans l’éducation

Un mot de la fin ?

Ce n’est que le commencement du plaisir partagé avec toi même.

Presse féminine, presse misogyne ?

L’autre jour en lisant la presse féminine chez ma mère, je suis tombée sur un article qui a eu le mérite d’attirer mon attention : Mélania Trump est- elle a l’aise dans ses baskets Louboutin ? Montrant, série de photos à l’appui, une femme prête à dévorer ton âme si tu la regardes trop longtemps, car elle ne sourit pas.

En même temps quand on est marié à l’homme le plus détesté sur la planète on fait profil bas. En cherchant un peu dans le passé de Mélania, on apprend qu’elle a été mannequin. Serait-ce là où elle a définitivement perdu l’envie de sourire (où est le fait d’écouter quotidiennement son mari, l’histoire de nous le dit pas) ?

Loin de vouloir érigés Mélania à Trump en sainte, vraiment, j’aimerais mettre un peu de lumière sur les paradoxes de la presse féminine.

Comment peut-on se permettre de faire ce genre de commentaire lorsque deux pages plus loin on retrouve : un shooting codirigée par le magazine lui-même qui présente des mannequins ayant l’air d’être définitivement au bout de leur vie, case avant l’abattoir.

C’est bien beau de vouloir s’engager politiquement pour faire comme tout le monde encore faut-il respecter les convictions que l’on prêche.

Internet publie grand nombre de témoignages de mannequins qui racontent leur expérience : la pression, les carences alimentaires, la violence des critiques, bon nombre d’entre elles  crient « Je ne suis pas en numéro » : ou sont-elles représentées dans les interviews de ces magazines pseudo féministe ?

Pronom personnel* dit que tout le monde est beau alors pourquoi toujours exposer un seul type de beauté ?

Garcia* dit qu’il faut s’accepter comme on est alors pourquoi un numéro spécial minceur avec le nouveau régime draconien en vogue pour enfin faire un 34, taille tant rêvée ?

Femme du jour* dit que tous les couples ont leur propre manière de fonctionner alors pourquoi un article sur « la pipe le ciment du couple. »

Anne-Claude* dit être accessible alors pourquoi proposer une tenue dont la robe seule coute un an de SMIC ?

Apprendre à balayer devant sa porte ne serait donc pas de trop. Mélania étant une cible facile, autant ne pas tirer sur l’ambulance. On se fait déjà assez envahir par les Trump en lisant l’actu’, c’est pas la peine d’en rajouter encore plus quand tu lis quelques chose à but récréatif.

Sur ce, je retourne balayer devant ma porte.

Anne Charlotte M.

 

*tu t’en doutes, les noms on été changé, je dois faire des stages et je renierai toutes mes convictions pour valider mon année. Mes idées sont à vendre, Bisous. 

J’ai rencontré Irène Olczak, fondatrice de Paulette

Make It Now - Le blogzine qui inspire !

Rendez-vous, au fond d’une jolie impasse parisienne, dans les jolis locaux – style atelier – du web-magazine féminin et bimestriel papier Paulette. Irène Olczak, la fondatrice, m’accueille chaleureusement. Direction le jardin d’hiver où une bouée flamant rose et de jolies petites tables de jardins couleurs pastelles semblent attendre la prochaine fête. Attention, si fun et créativité sont au programme, cette rencontre va également me permettre de vous distiller de véritables conseils pour ceux qui rêvent d’entreprendre. Car Irène n’est pas une fille comme les autres.


Paulette, la fille d’une Super-Entrepreneuse nommée Irène


Irène semblait avoir un destin tout tracé. Après avoir fait l’école d’art appliqué Olivier de Serre (Paris) – où elle étudie le graphisme, la publicité et la direction artistique – elle se lance dans une carrière de directrice artistique en agence. Pendant trois ans, elle travaille dans des agences de publicité de toutes tailles. Comme la majorité d’entre…

Voir l’article original 2 333 mots de plus

Rencontre avec Francis Huster

Une scène presque vide, épurée. Quelques valises ça et là, un bureau. Sous les projecteurs, un homme, et pas des moindres : Francis Huster.
Le spectateur retient son souffle, il domine la scène, accapare tout l’espace, on attend ses premiers mots. Avide, j’imagine les premières phrases de l’Etranger. Ou peut être un Caligula ou encore un Juste. Mais non. Francis attaque, il parle de théâtre. Politique dans le théâtre, plus rien de l’arrête. J’attends doucement le Camus qui nous était promis.

Instinctivement, je sors mon carnet pour prendre des notes, pendant quelques temps je me retrouve téléportée sur les bancs de l’amphi, captivée par un professeur que je ne reverrai sûrement jamais.
Par une digression bien tournée, Camus arrive. Son enfance, sa vie, sa maladie, ses mots, ce hasard, ce prof qui l’a tant aidé. Toutes ces choses qui font que Camus est Camus et que tant qu’il y a Camus tout va. C’est la scène la plus didactique qu’il m’ait été donnée de voir. Sartre, Jean Gabin, Gallimard, puis un détour vers Poquelin et les origines de la comédie française. L’origine du monde jeu.

Une conférence habile plus qu’un monologue autour de Camus.
Avec beaucoup de bon.
Seule fausse note, le dernier Cid comme il aime s’appeler est complètement imbu de lui même. Se prenant pour Camus, à force de l’avoir jouer, il déclame un texte écrit par ses soins, que Camus aurait pu écrire. Enfin… Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire narquois, trop pompeux, trop lourd. La plume de Camus est légère et chaude, sans prétention. Elle fait mouche chaque fois et séduit pour ce qu’elle est.
Les mots de Francis sonnent durs, et porte le poids de son orgueil. Il sonne presque faux à mon oreille qui jusqu’alors était captivé par son discours. Comme quoi, n’est pas Camus qui veut, même après mille et une adaptation sur scène, même quand on est Francis Huster.

Un hymne au hasard, à la fragilité de la vie des hommes qui portent sur leurs épaules quelque chose de plus lourd qu’eux. Un discours sur la jeunesse d’aujourd’hui, une invitation à prendre la plume et à faire quelque chose. S’engager dans la culture comme on s’engage dans l’armée. Rentrer dans la littérature comme quand on rentre en religion.
Des messages forts sans être moralisateurs, un tantinet pessimiste parce qu’ils véhiculent leur lot d’existentialisme et d’absurde. Mais on sent intimement dans sa voix que c’est sa manière de motiver les troupes et de faire quelque chose à son échelle.

Francis Huster dans la peau d’Albert Camus. A voir et à revoir, ne serait ce pour le cours d’histoire.

PS : J’ai peut être été un peu dure avec ce cher Francis, mais j’ai tout de même eu mon autographe et mon moment de gloire discussion avec lui. Je ne suis que joie.

 

Anne Charlotte M.

Les astuces d’Alxest

Toi aussi tu es étudiant et sans argent ? Ne panique pas avec un peu d’idées tu pourras te soûler !
Des techniques testées et approuvées pour des soirées de folies !

1 – La bonne vieille bouteille de Cristalline

Capture d’écran 2016-12-30 à 15.15.02.pngMême si c’est du vu, vu et revu ça marche à tous les coups. Privilégiez tout de même la vodka, le gin et le rhum blanc.

2- Le thermos (opaque)

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La bonne excuse, surtout si vous avez l’air de sortir du bureau.

3– Les Pom’ Potes

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Si vous êtes vraiment motivés ! Le remplissage n’est pas évident et la quantité minime, c’est pour cela qu’il faut en faire deux ou trois.

4 – Le sac de la fille !

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Dans les bars parisiens, si parfois les vigiles fouillent à l’entrée il ne s’attarde que rarement sur les filles. Si vous y aller en couple cachez les flashs sous une écharpe au fond de votre fourre-tout !
PS : Sac en bordel = plus de chose à voir = moins de choses vues 

5 – La canette dans la canette

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Pour les fans de travaux manuels. Il s’agit de découper par le bas une canette basique de type coca afin d’y en glisser une un peu plus alcoolisée.

Malus : A boire en screed, les bars n’aiment pas qu’on les gruge au coca ! Une technique plus utile pour les cours.
PS : Dans ce genre-ci mais en moins galère il reste la fameuse brique de lait/jus opaque.

6- La flasque cachée

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De petit gabarit elle passera inaperçu dans la poche intérieure du sac, du manteau ou encore accrochée à votre mollet !

7- Le gel douche

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A bien laver auparavant, appart si la Jagger savonneuse vous donne envie ! Attention aux fuites dans le sac.
Point info : C’est THE technique des gens ramenant leurs bédos de Dam.

8 – Les bonbons oursons !

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Car on n’a pas perdu notre âme d’enfant.
Wikihow vous expliquera mieux que moi.
PS : Même principe avec les acids mais c’est un autre sujet !

9 – Le boxer

Capture d’écran 2016-12-30 à 15.15.58.pngEh oui monsieur ! Si vous cachez une petite fiole et que l’on vous regarde bizarrement vous pourrez toujours mettre ça sur le compte de l’excitation.

10 – Les contacts

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C’est triste à dire mais rien de mieux que les connaissances. Si vous êtes un habitué on ne vous embêtera pas !

Maintenant c’est à vous de jouer ! Et n’oubliez pas il faut boire avec modération !

Alxest

Chronique de l’indépendance : La déco

Ma mère est très forte en maximes de vie ; je crois que c’est quelque chose que je reprendrai plus tard pour mes futurs enfants. Car lorsqu’elle ne s’inspire pas de Montaigne ou de Saint-Exupéry, elle regorge de conseils pratiques et pleins de confiance en l’être humain. Par exemple, elle me disait « N’accepte jamais les bonbons des inconnus. » « Ne laisse pas ton verre seul dans un bar. » « qui boit de la bière va pisser dru » et ; « Le bon gout des autres est rarement le nôtre. » C’est cette dernière citation qui va me servir aujourd’hui. Ayant officiellement déménagée dans un appartement parisien avec mon Doudou, je découvre les compromis quotidiens. Passer d’un « chez soi » à un « chez nous » est rarement une tâche facile.

NB : penser à porter plainte contre les créateurs de comédies romantiques pour publicité mensongère.

Aujourd’hui, après s’être mis d’accord sur un ensemble de couleurs qui pourrait nous convenir à tous les deux, nous nous sommes dirigés vers un centre commercial. Le week end. En après midi. Ces détails pour les néophytes sont sans importance, mais, pour ceux qui se sont déjà fait avoir, c’est l’avant goût de l’enfer.
Pour résumer ? Beaucoup trop de monde. Enfants en bas âge, capricieux, petits vieux qui veulent raconter chaque jour de leur vie en détail depuis leur naissance, ados en crise contre leurs parents qui s’affalent sur tous les canapés, parents renonçant à la bataille, tout y est. Bref, les conditions parfaites pour avoir une réflexion calme, constructive et agréable avec sa moitié. Nous sommes à notre cinquième boutique de décoration, à la recherche de coussins, pour sublimer notre canapé. Là, je réalise que nous ne sommes décorativement incompatibles, nous avons des goûts radicalement différents.

Intérieurement, je me maudis d’avoir passé des journées sur Pinterest à rêver de mon futur chez moi méga instagramable, que je n’aurai jamais. Je bouillonne aussi d’avoir un copain pragmatique qui veut quelque chose de « pratique. » Pourquoi, dans ma tête, « pratique » est forcément synonyme de moche ? Pourquoi ne veut-il pas comprendre qu’un ensemble de coussins différents peuvent être harmonieux s’ils sont bien choisis ? Pouvons nous vraiment rester ensemble ? Cette crise de couleurs est elle surmontable ? Saurons nous faire des compromis ? Les questions s’enchainent dans ma tête comme un film sur avance rapide. Apparait alors la vision d’horreur d’une maison sans âme et sans coeur, et pour accentuer le cauchemar, je vois l’appartement de ma meilleure ennemie somptueusement réussi, parce que bien sûr, cette fille réussi tout (Brigitte Cousin je te hais cordialement).

Pour me tirer de ma panique onirique, une vendeuse, arrive d’un pas assuré ; elle connait son pitch, rodée, des couples comme le nôtre, elle en a vus des centaines.

Elle s’adresse à moi, peut être parce que j’ai l’air de savoir ce que je veux, ou bien juste parce que je suis une fille. Alors, je pense secrètement à toutes ces années de féminisme, jetées aux toilettes en une seconde. Pourquoi n’a-t-elle pas pensé que mon Doudou pouvait avoir bon goût ? Ah oui, il a une tête pas réveillé et ses vêtements de gueux de lendemain cuite. Je retire alors ma pensée, me disant que cette fille a vraiment du flair.

« Que puis je faire pour vous ? » demande elle. Comme nous nous sommes égarés dans le rayons des rideaux autant en profiter. Je réponds avec des mots savants, lus dans des magazines de déco (tu cases rarement le mot « galon fronceur » dans une phrase tous les jours), et je sens la main de Doudou dans mon dos, j’ai la sensation galvanisante qu’il est fier que j’en connaisse un rayon (tu noteras l’astuce).

C’est là que ça se complique, je sais ce que je veux, mais comme un foyer se fait à deux, en personne mesurée et à l’écoute, je le laisse s’exprimer tout en remettant en cause mes certitudes.
Je croise ainsi le regard compatissant de la vendeuse qui me tient mentalement ce langage : « Qui veut assortir les coussins de son canapé avec ses rideaux et son tapis ? »

Sentant la tension monter et ne voulant pas avoir un énième couple qui se dispute dans sa boutique, elle nous regarde avec un sourire franc et me dirige subtilement vers la sortie de secours « vous avez pris les mesures de vos tringles ? » Oh bah ça alors ! Il va falloir revenir !

Pour résumer : Il me reste une semaine pour trouver un compromis avant de revenir chercher les rideaux. Je vais devoir penser à une série de conseils pour être plus persuasive. Je n’ai qu’une chose à dire : Bienvenue dans la vie d’adulte, je viens d’acheter un coussin et une multitude d’affaires de cuisine qui ne me serviront probablement jamais.

A suivre…

Anne  Charlotte M.

In vino veritas

Il n’y a pas longtemps, j’ai voulu me prendre pour une adulte. C’est comme ça que je suis allée à un cours d’oenologie. Dans mon esprit c’était réservé pour deux catégories de personnes : les vieux et les jeunes snobs. Tu t’en doutes, vu mon âge, je fais partie des jeunes snobs !

En vérité, il n’y a pas que des gens qui se la raconte ou des riches prêts à débourser des centaines d’euros pour se constituer une cave et tout ce qui va avec (moi, je l’ai fais offrir à mon copain pour son anniversaire, chacun son truc, c’est cadeau). Il y a aussi des personnes comme vous et moi qui aimons le vin et qui en avons assez de faire semblant de nous y connaitre avec des phrases types « c’est un bon vin, quoique un peu jeune », alors qu’à la base tu sais même pas identifier un cépage.
Si tu ne sais pas ce qu’est un cépage, je vais te l’expliquer parce que je suis trop cool (et parce que je suis aussi novice que toi). C’est un type de plan de vigne avec ses particularités au gout (c’est ce qui nous intéresse) et physiques (ça on s’en fout un peu, je rigole; vigneron de France, ne me frappe pas !) différent.
C’est ainsi qu’autour d’une table dans une cave (qui hors contexte serait particulièrement glauque), tu te découvre des qualités cachées. Ainsi, j’ai réalisé que mon Chéri pouvait distinguer plusieurs nuances de gris et de jaune, alors qu’il est incapable de faire la différence entre un vert et un turquoise. Ah oui, parce que si je fais cet article ce n’est pas pour vous raconter ma vie (enfin, si, j’adore ça) mais pour vous donner mes petits conseils pour bien déguster un vin.
C’est là que j’ai appris que pour savourer son vin, il fallait mettre tous ses sens en éveil ! On va commencer par étape.

1) LA VUE

On ne boit pas son verre, on le REGARDE.
Hop hop hop ! Pas si vite petit impatient ! On ne siffle pas son verre comme ça. Repose-le sur la table et fais pas de connerie John ! Doucement. Doucement. Bien. Calme toi. Que je me détende ? HAHAHA MAIS JE SUIS DÉTENDUE !
Pardon, je m’emporte. Alors.. Reprenons. Il faut regarder son vin. Rien que comme ça, tu peux déterminer son âge. C’est même parfois plus simple que d’identifier l’âge de ses propres congénères.
Marche pour les vin blancs secs                                                                Rouge
doré – jaune clair :     vin jeune                                                                  rubis 
doré prononcé            4 à 5 ans prêt a être dégusté                            violet sombre
ambré                            doit être réservé pour la cuisine                       brique
Pour voir la véritable couleur de son vin il faut incliner son verre sur un fond blanc (regarde vers la pointe de la goutte, ça peut aider)
Mon conseil : prend une chemise blanche juste au cas où. Comme ça, si tu renverse ton vin sur toi, tu peux dire que tu voulais juste analyser sa couleur sans passer pour un gland.

2) LE NEZ

Maintenant que tu as fait quelques regards en coin à ton verre, tu peux tenter une approche subtile, c’est ce qu’on appelle le premier nez (ou le speed dating du vin) ! C’est comme ça que tu vérifies si ton vin est bouchonné ou que tu détectes la présence de sulfite (tu sais ce qui te bombarde le crâne le lendemain, ce que tu peux trouver dans les vins blanc).
Si tu as un doute sur ton futur partenaire de bouche, c’est comme tout, n’y va pas !
Cependant, si tu as toujours envie de continuer, c’est le moment de faire le deuxième nez.
Pour cela, il faut créer un vortex (en gros faire un tourbillon pour aérer) dans ton verre histoire de libérer les arômes. C’est comme ça que tu peux identifier son bouquet.
Pour les vins blancs, tu peux y trouver les parfums de fleurs, les fruits exotiques, tout ce qui est fruit blanc, silex (si si je te jure) et agrumes.
Pour les vins rouges tout ce qui est fruits rouges, boisé. Il y a plus de cent arômes, je ne vais pas tous te les faire, mais tu vois le panel qui s’offre à toi, que tu viennes pas me sortir de ton air super assuré.. « hmmm PAMPLEMOUSSE » alors que tu me parles d’un vin rouge.

3) LE GOÛT

Tu l’as regardé assez longtemps, tu peux le sentir, c’est maintenant que tu peux passer à l’étape que tu attends le plus : le goût ! 
Enfin tu as le droit de porter le fruit de ton attente à tes lèvres, mais attention, on n’avale pas tout le suite : c’est vulgaire ! Pour moi, c’est un sacrilège (comme les artistes qui peignent avec du vin), mais si j’ai réussi, alors vous aussi !
C’est là que ça se complique. Un vin, ça se mâche, ça passe dans toute la bouche et ça se recrache. Après, tu vas devoir compter le nombre de secondes (caudalie). On appelle ça la persistance. C’est là que tu sens toute la qualité du vin dans sa subtilité.
Deuxième gorgée, comme le deuxième nez, c’est la confirmation de ta première impression, si tu aimes le vin ou pas.

Ce cours s’est passé dans la joie et la bonne humeur auprès d’un prof humain et patient devant deux noobs comme nous (et c’était pas gagné d’avance, c’est moi qui te le dis).
J’avoue, maintenant, je profite nettement mieux. (Cette phrase de téléachat)
Si toi aussi tu aimes le monde de l’oenologie et que tu as prévu de faire la route des vins c’est ici que ça se passe : http://domainepaire.fr

Si tu veux connaitre mes meilleures adresses pour boire du bon vin à Paris, la suite au prochain épisode !

Anne Charlotte M.