Les amis en carton

L‘être humain est un animal social – à sa manière – ainsi, pour affronter le monde, on s’entoure de personne plus ou moins semblable sensé s’entraider et se protéger. Ici nous nous pencherons sur ces amis qui finalement ne le sont pas vraiment. Ces relations unilatérales épuisantes à la longues.

Comment les reconnaître ? Comment réagir ? Bonne lecture !

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Niveau 4

Niveau 5

Niveau 6

Niveau 7

Niveau 8

Niveau 9

Si tu t’es reconnu dans cette liste non exhaustive un travail sur toi s’impose, saches que tant que tu n’as pas atteint le niveau 6 tu es rattrapable, après, je ne peux plus rien pour toi, tu es juste un malotru de bas étage. (Bisous.)

Anne Charlotte M.

 

Presse féminine, presse misogyne ?

L’autre jour en lisant la presse féminine chez ma mère, je suis tombée sur un article qui a eu le mérite d’attirer mon attention : Mélania Trump est- elle a l’aise dans ses baskets Louboutin ? Montrant, série de photos à l’appui, une femme prête à dévorer ton âme si tu la regardes trop longtemps, car elle ne sourit pas.

En même temps quand on est marié à l’homme le plus détesté sur la planète on fait profil bas. En cherchant un peu dans le passé de Mélania, on apprend qu’elle a été mannequin. Serait-ce là où elle a définitivement perdu l’envie de sourire (où est le fait d’écouter quotidiennement son mari, l’histoire de nous le dit pas) ?

Loin de vouloir érigés Mélania à Trump en sainte, vraiment, j’aimerais mettre un peu de lumière sur les paradoxes de la presse féminine.

Comment peut-on se permettre de faire ce genre de commentaire lorsque deux pages plus loin on retrouve : un shooting codirigée par le magazine lui-même qui présente des mannequins ayant l’air d’être définitivement au bout de leur vie, case avant l’abattoir.

C’est bien beau de vouloir s’engager politiquement pour faire comme tout le monde encore faut-il respecter les convictions que l’on prêche.

Internet publie grand nombre de témoignages de mannequins qui racontent leur expérience : la pression, les carences alimentaires, la violence des critiques, bon nombre d’entre elles  crient « Je ne suis pas en numéro » : ou sont-elles représentées dans les interviews de ces magazines pseudo féministe ?

Pronom personnel* dit que tout le monde est beau alors pourquoi toujours exposer un seul type de beauté ?

Garcia* dit qu’il faut s’accepter comme on est alors pourquoi un numéro spécial minceur avec le nouveau régime draconien en vogue pour enfin faire un 34, taille tant rêvée ?

Femme du jour* dit que tous les couples ont leur propre manière de fonctionner alors pourquoi un article sur « la pipe le ciment du couple. »

Anne-Claude* dit être accessible alors pourquoi proposer une tenue dont la robe seule coute un an de SMIC ?

Apprendre à balayer devant sa porte ne serait donc pas de trop. Mélania étant une cible facile, autant ne pas tirer sur l’ambulance. On se fait déjà assez envahir par les Trump en lisant l’actu’, c’est pas la peine d’en rajouter encore plus quand tu lis quelques chose à but récréatif.

Sur ce, je retourne balayer devant ma porte.

Anne Charlotte M.

 

*tu t’en doutes, les noms on été changé, je dois faire des stages et je renierai toutes mes convictions pour valider mon année. Mes idées sont à vendre, Bisous. 

Chronique de l’indépendance : La déco

Ma mère est très forte en maximes de vie ; je crois que c’est quelque chose que je reprendrai plus tard pour mes futurs enfants. Car lorsqu’elle ne s’inspire pas de Montaigne ou de Saint-Exupéry, elle regorge de conseils pratiques et pleins de confiance en l’être humain. Par exemple, elle me disait « N’accepte jamais les bonbons des inconnus. » « Ne laisse pas ton verre seul dans un bar. » « qui boit de la bière va pisser dru » et ; « Le bon gout des autres est rarement le nôtre. » C’est cette dernière citation qui va me servir aujourd’hui. Ayant officiellement déménagée dans un appartement parisien avec mon Doudou, je découvre les compromis quotidiens. Passer d’un « chez soi » à un « chez nous » est rarement une tâche facile.

NB : penser à porter plainte contre les créateurs de comédies romantiques pour publicité mensongère.

Aujourd’hui, après s’être mis d’accord sur un ensemble de couleurs qui pourrait nous convenir à tous les deux, nous nous sommes dirigés vers un centre commercial. Le week end. En après midi. Ces détails pour les néophytes sont sans importance, mais, pour ceux qui se sont déjà fait avoir, c’est l’avant goût de l’enfer.
Pour résumer ? Beaucoup trop de monde. Enfants en bas âge, capricieux, petits vieux qui veulent raconter chaque jour de leur vie en détail depuis leur naissance, ados en crise contre leurs parents qui s’affalent sur tous les canapés, parents renonçant à la bataille, tout y est. Bref, les conditions parfaites pour avoir une réflexion calme, constructive et agréable avec sa moitié. Nous sommes à notre cinquième boutique de décoration, à la recherche de coussins, pour sublimer notre canapé. Là, je réalise que nous ne sommes décorativement incompatibles, nous avons des goûts radicalement différents.

Intérieurement, je me maudis d’avoir passé des journées sur Pinterest à rêver de mon futur chez moi méga instagramable, que je n’aurai jamais. Je bouillonne aussi d’avoir un copain pragmatique qui veut quelque chose de « pratique. » Pourquoi, dans ma tête, « pratique » est forcément synonyme de moche ? Pourquoi ne veut-il pas comprendre qu’un ensemble de coussins différents peuvent être harmonieux s’ils sont bien choisis ? Pouvons nous vraiment rester ensemble ? Cette crise de couleurs est elle surmontable ? Saurons nous faire des compromis ? Les questions s’enchainent dans ma tête comme un film sur avance rapide. Apparait alors la vision d’horreur d’une maison sans âme et sans coeur, et pour accentuer le cauchemar, je vois l’appartement de ma meilleure ennemie somptueusement réussi, parce que bien sûr, cette fille réussi tout (Brigitte Cousin je te hais cordialement).

Pour me tirer de ma panique onirique, une vendeuse, arrive d’un pas assuré ; elle connait son pitch, rodée, des couples comme le nôtre, elle en a vus des centaines.

Elle s’adresse à moi, peut être parce que j’ai l’air de savoir ce que je veux, ou bien juste parce que je suis une fille. Alors, je pense secrètement à toutes ces années de féminisme, jetées aux toilettes en une seconde. Pourquoi n’a-t-elle pas pensé que mon Doudou pouvait avoir bon goût ? Ah oui, il a une tête pas réveillé et ses vêtements de gueux de lendemain cuite. Je retire alors ma pensée, me disant que cette fille a vraiment du flair.

« Que puis je faire pour vous ? » demande elle. Comme nous nous sommes égarés dans le rayons des rideaux autant en profiter. Je réponds avec des mots savants, lus dans des magazines de déco (tu cases rarement le mot « galon fronceur » dans une phrase tous les jours), et je sens la main de Doudou dans mon dos, j’ai la sensation galvanisante qu’il est fier que j’en connaisse un rayon (tu noteras l’astuce).

C’est là que ça se complique, je sais ce que je veux, mais comme un foyer se fait à deux, en personne mesurée et à l’écoute, je le laisse s’exprimer tout en remettant en cause mes certitudes.
Je croise ainsi le regard compatissant de la vendeuse qui me tient mentalement ce langage : « Qui veut assortir les coussins de son canapé avec ses rideaux et son tapis ? »

Sentant la tension monter et ne voulant pas avoir un énième couple qui se dispute dans sa boutique, elle nous regarde avec un sourire franc et me dirige subtilement vers la sortie de secours « vous avez pris les mesures de vos tringles ? » Oh bah ça alors ! Il va falloir revenir !

Pour résumer : Il me reste une semaine pour trouver un compromis avant de revenir chercher les rideaux. Je vais devoir penser à une série de conseils pour être plus persuasive. Je n’ai qu’une chose à dire : Bienvenue dans la vie d’adulte, je viens d’acheter un coussin et une multitude d’affaires de cuisine qui ne me serviront probablement jamais.

A suivre…

Anne  Charlotte M.

Guide de survie des partiels

Les examens, c’est comme la crève, ça revient chaque année, tout le monde l’a en même temps et on en sort épuisé. Comme tu l’as peut être compris, les partiels m’enchantent autant que de tomber malade.
Si tu es comme moi, ces 10 conseils sont pour toi !

10) (RE)CONSTITUER SES COURS

Si tu es allé autant de fois en classe que le 29 février par an, c’est le moment de spamer le groupe Facebook de ta classe avec des messages « un café + un mars à celui qui me donne le cours de madame X » N’oublie surtout pas de proposer le café, les étudiants qui ont des cours à jour adorent ce breuvage, ils s’en font même des intraveineuses (comme toi les week end, avec le vin)

9) GROUPE DE RÉVISION

C’EST UN PIEGE ! Parce qu’il y a toujours quelque chose à raconter à tes amis et parce qu’il y a toujours un de tes amis qui te proposera une bière, de passer à Sephora, de faire un ciné… Tu as bossé seul toute l’année… Pourquoi tu essayes de t’acheter une conscience ? Va dans ta chambre !

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Moi en révision : étape « fiche »

8) FICHE FOREST, FICHE !

Une fois que tu as récupéré les cours d’un élève plus assidu que toi, fiche. Comme si ta vie en dépendait ! Fiche tout ce que tu peux !
Mais fait ça bien ! Si tu as une mémoire visuelle ne lésine pas sur les couleurs. Apprend ton plan par coeur car c’est l’armature de ton cours. Et si tu ne me crois pas, fiche le camp d’ici…

7) MAXIMISE TES LIEUX DE RÉVISIONS

Certains aiment faire l’amour dans des lieux insolites, toi tu liras tes fiches dans des lieux insolites. Transports, toilettes, coiffeur, dans la rue, dans un parc… La liste est longue. J’ai même connu une fille qui plastifiait ses fiches pour les lire dans la douche. La légende raconte qu’elle est admise à l’ENS maintenant…

6) ADIEUX LES SOIRÉES DE LIBRES

Eh oui, c’est terminé l’apéro du jeudi avec tes joyeux compagnons, finis les samedis soirs à danser comme une épileptique. Tu rattrapes une année de connaissances perdues dans la RAM de ton ordinateur, l’heure est au bachotage.

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5) DÉCONNECTE TOI

Ca semble évident, mais effectivement, tu ne peux pas réviser tout en suivant ta conversation sur ton groupe WhatsApp qui carbure à 130 messages par heure. Téléphone en mode avion, quitte cet ordinateur, lâche Youtube !

4) IMPASSE… SUR LES IMPASSES !

Il faut partir du principe que tu es la personne la moins chanceuse du monde et que si tu fais une impasse, ça tombera sur ça. Sinon, tu peux investir dans un bon devin, mais c’est rare et ça coute cher.

3) RASSURE TOI

Les profs ne sont pas malveillants, sauf celui que tu as traité d’inculte en seconde. Leur but profond n’est pas de t’enfoncer mais de te faire avancer, de t’élever. N’aies pas peur du jugement du prof le plus impressionnant. Lui aussi fait caca. Lui aussi est passé par là.

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Ta maxime de vie. Je sais, c’est triste.

2) LISTE TES OBJECTIFS

Alors, tu n’es pas un maniaque de l’organisation (comment je le sais ? Tu es entrain de lire en cherchant désespérément une solution à ton problème.)
Pas la peine de perdre du temps à faire un planning (que tu ne suivras pas) liste tes objectifs et coches les au fur et à mesure lorsque tu sais que tu maitrises ton sujet, tu verras, ça fait du bien de voir sa liste diminuer.

1) CROIRE AU MIRACLE

Tu es trop drogué à Facebook tu abandonnes tout espoir de révision. Etre rationnel ne t’empêche pas d’espérer une révélation divine qui te donne le pouvoir de connaitre tous tes cours sur le bout des doigts. Ah, mais, ça existe ? Réviser en amont ? Connais pas…

Bon courage à vous pour les examens, je suis de tout coeur avec vous ! #jesuisrévision
Et si tu es entrain de me lire parce que tes partiels sont terminés et que tu es en vacances, saches que je t’aime quand même, on est tous le vacancier de quelqu’un.

Anne Charlotte M.