Presse féminine, presse misogyne ?

L’autre jour en lisant la presse féminine chez ma mère, je suis tombée sur un article qui a eu le mérite d’attirer mon attention : Mélania Trump est- elle a l’aise dans ses baskets Louboutin ? Montrant, série de photos à l’appui, une femme prête à dévorer ton âme si tu la regardes trop longtemps, car elle ne sourit pas.

En même temps quand on est marié à l’homme le plus détesté sur la planète on fait profil bas. En cherchant un peu dans le passé de Mélania, on apprend qu’elle a été mannequin. Serait-ce là où elle a définitivement perdu l’envie de sourire (où est le fait d’écouter quotidiennement son mari, l’histoire de nous le dit pas) ?

Loin de vouloir érigés Mélania à Trump en sainte, vraiment, j’aimerais mettre un peu de lumière sur les paradoxes de la presse féminine.

Comment peut-on se permettre de faire ce genre de commentaire lorsque deux pages plus loin on retrouve : un shooting codirigée par le magazine lui-même qui présente des mannequins ayant l’air d’être définitivement au bout de leur vie, case avant l’abattoir.

C’est bien beau de vouloir s’engager politiquement pour faire comme tout le monde encore faut-il respecter les convictions que l’on prêche.

Internet publie grand nombre de témoignages de mannequins qui racontent leur expérience : la pression, les carences alimentaires, la violence des critiques, bon nombre d’entre elles  crient « Je ne suis pas en numéro » : ou sont-elles représentées dans les interviews de ces magazines pseudo féministe ?

Pronom personnel* dit que tout le monde est beau alors pourquoi toujours exposer un seul type de beauté ?

Garcia* dit qu’il faut s’accepter comme on est alors pourquoi un numéro spécial minceur avec le nouveau régime draconien en vogue pour enfin faire un 34, taille tant rêvée ?

Femme du jour* dit que tous les couples ont leur propre manière de fonctionner alors pourquoi un article sur « la pipe le ciment du couple. »

Anne-Claude* dit être accessible alors pourquoi proposer une tenue dont la robe seule coute un an de SMIC ?

Apprendre à balayer devant sa porte ne serait donc pas de trop. Mélania étant une cible facile, autant ne pas tirer sur l’ambulance. On se fait déjà assez envahir par les Trump en lisant l’actu’, c’est pas la peine d’en rajouter encore plus quand tu lis quelques chose à but récréatif.

Sur ce, je retourne balayer devant ma porte.

Anne Charlotte M.

 

*tu t’en doutes, les noms on été changé, je dois faire des stages et je renierai toutes mes convictions pour valider mon année. Mes idées sont à vendre, Bisous.