Les astuces d’Alxest

Toi aussi tu es étudiant et sans argent ? Ne panique pas avec un peu d’idées tu pourras te soûler !
Des techniques testées et approuvées pour des soirées de folies !

1 – La bonne vieille bouteille de Cristalline

Capture d’écran 2016-12-30 à 15.15.02.pngMême si c’est du vu, vu et revu ça marche à tous les coups. Privilégiez tout de même la vodka, le gin et le rhum blanc.

2- Le thermos (opaque)

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La bonne excuse, surtout si vous avez l’air de sortir du bureau.

3– Les Pom’ Potes

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Si vous êtes vraiment motivés ! Le remplissage n’est pas évident et la quantité minime, c’est pour cela qu’il faut en faire deux ou trois.

4 – Le sac de la fille !

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Dans les bars parisiens, si parfois les vigiles fouillent à l’entrée il ne s’attarde que rarement sur les filles. Si vous y aller en couple cachez les flashs sous une écharpe au fond de votre fourre-tout !
PS : Sac en bordel = plus de chose à voir = moins de choses vues 

5 – La canette dans la canette

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Pour les fans de travaux manuels. Il s’agit de découper par le bas une canette basique de type coca afin d’y en glisser une un peu plus alcoolisée.

Malus : A boire en screed, les bars n’aiment pas qu’on les gruge au coca ! Une technique plus utile pour les cours.
PS : Dans ce genre-ci mais en moins galère il reste la fameuse brique de lait/jus opaque.

6- La flasque cachée

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De petit gabarit elle passera inaperçu dans la poche intérieure du sac, du manteau ou encore accrochée à votre mollet !

7- Le gel douche

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A bien laver auparavant, appart si la Jagger savonneuse vous donne envie ! Attention aux fuites dans le sac.
Point info : C’est THE technique des gens ramenant leurs bédos de Dam.

8 – Les bonbons oursons !

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Car on n’a pas perdu notre âme d’enfant.
Wikihow vous expliquera mieux que moi.
PS : Même principe avec les acids mais c’est un autre sujet !

9 – Le boxer

Capture d’écran 2016-12-30 à 15.15.58.pngEh oui monsieur ! Si vous cachez une petite fiole et que l’on vous regarde bizarrement vous pourrez toujours mettre ça sur le compte de l’excitation.

10 – Les contacts

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C’est triste à dire mais rien de mieux que les connaissances. Si vous êtes un habitué on ne vous embêtera pas !

Maintenant c’est à vous de jouer ! Et n’oubliez pas il faut boire avec modération !

Alxest

Chronique de l’indépendance : La déco

Ma mère est très forte en maximes de vie ; je crois que c’est quelque chose que je reprendrai plus tard pour mes futurs enfants. Car lorsqu’elle ne s’inspire pas de Montaigne ou de Saint-Exupéry, elle regorge de conseils pratiques et pleins de confiance en l’être humain. Par exemple, elle me disait « N’accepte jamais les bonbons des inconnus. » « Ne laisse pas ton verre seul dans un bar. » « qui boit de la bière va pisser dru » et ; « Le bon gout des autres est rarement le nôtre. » C’est cette dernière citation qui va me servir aujourd’hui. Ayant officiellement déménagée dans un appartement parisien avec mon Doudou, je découvre les compromis quotidiens. Passer d’un « chez soi » à un « chez nous » est rarement une tâche facile.

NB : penser à porter plainte contre les créateurs de comédies romantiques pour publicité mensongère.

Aujourd’hui, après s’être mis d’accord sur un ensemble de couleurs qui pourrait nous convenir à tous les deux, nous nous sommes dirigés vers un centre commercial. Le week end. En après midi. Ces détails pour les néophytes sont sans importance, mais, pour ceux qui se sont déjà fait avoir, c’est l’avant goût de l’enfer.
Pour résumer ? Beaucoup trop de monde. Enfants en bas âge, capricieux, petits vieux qui veulent raconter chaque jour de leur vie en détail depuis leur naissance, ados en crise contre leurs parents qui s’affalent sur tous les canapés, parents renonçant à la bataille, tout y est. Bref, les conditions parfaites pour avoir une réflexion calme, constructive et agréable avec sa moitié. Nous sommes à notre cinquième boutique de décoration, à la recherche de coussins, pour sublimer notre canapé. Là, je réalise que nous ne sommes décorativement incompatibles, nous avons des goûts radicalement différents.

Intérieurement, je me maudis d’avoir passé des journées sur Pinterest à rêver de mon futur chez moi méga instagramable, que je n’aurai jamais. Je bouillonne aussi d’avoir un copain pragmatique qui veut quelque chose de « pratique. » Pourquoi, dans ma tête, « pratique » est forcément synonyme de moche ? Pourquoi ne veut-il pas comprendre qu’un ensemble de coussins différents peuvent être harmonieux s’ils sont bien choisis ? Pouvons nous vraiment rester ensemble ? Cette crise de couleurs est elle surmontable ? Saurons nous faire des compromis ? Les questions s’enchainent dans ma tête comme un film sur avance rapide. Apparait alors la vision d’horreur d’une maison sans âme et sans coeur, et pour accentuer le cauchemar, je vois l’appartement de ma meilleure ennemie somptueusement réussi, parce que bien sûr, cette fille réussi tout (Brigitte Cousin je te hais cordialement).

Pour me tirer de ma panique onirique, une vendeuse, arrive d’un pas assuré ; elle connait son pitch, rodée, des couples comme le nôtre, elle en a vus des centaines.

Elle s’adresse à moi, peut être parce que j’ai l’air de savoir ce que je veux, ou bien juste parce que je suis une fille. Alors, je pense secrètement à toutes ces années de féminisme, jetées aux toilettes en une seconde. Pourquoi n’a-t-elle pas pensé que mon Doudou pouvait avoir bon goût ? Ah oui, il a une tête pas réveillé et ses vêtements de gueux de lendemain cuite. Je retire alors ma pensée, me disant que cette fille a vraiment du flair.

« Que puis je faire pour vous ? » demande elle. Comme nous nous sommes égarés dans le rayons des rideaux autant en profiter. Je réponds avec des mots savants, lus dans des magazines de déco (tu cases rarement le mot « galon fronceur » dans une phrase tous les jours), et je sens la main de Doudou dans mon dos, j’ai la sensation galvanisante qu’il est fier que j’en connaisse un rayon (tu noteras l’astuce).

C’est là que ça se complique, je sais ce que je veux, mais comme un foyer se fait à deux, en personne mesurée et à l’écoute, je le laisse s’exprimer tout en remettant en cause mes certitudes.
Je croise ainsi le regard compatissant de la vendeuse qui me tient mentalement ce langage : « Qui veut assortir les coussins de son canapé avec ses rideaux et son tapis ? »

Sentant la tension monter et ne voulant pas avoir un énième couple qui se dispute dans sa boutique, elle nous regarde avec un sourire franc et me dirige subtilement vers la sortie de secours « vous avez pris les mesures de vos tringles ? » Oh bah ça alors ! Il va falloir revenir !

Pour résumer : Il me reste une semaine pour trouver un compromis avant de revenir chercher les rideaux. Je vais devoir penser à une série de conseils pour être plus persuasive. Je n’ai qu’une chose à dire : Bienvenue dans la vie d’adulte, je viens d’acheter un coussin et une multitude d’affaires de cuisine qui ne me serviront probablement jamais.

A suivre…

Anne  Charlotte M.

In vino veritas

Il n’y a pas longtemps, j’ai voulu me prendre pour une adulte. C’est comme ça que je suis allée à un cours d’oenologie. Dans mon esprit c’était réservé pour deux catégories de personnes : les vieux et les jeunes snobs. Tu t’en doutes, vu mon âge, je fais partie des jeunes snobs !

En vérité, il n’y a pas que des gens qui se la raconte ou des riches prêts à débourser des centaines d’euros pour se constituer une cave et tout ce qui va avec (moi, je l’ai fais offrir à mon copain pour son anniversaire, chacun son truc, c’est cadeau). Il y a aussi des personnes comme vous et moi qui aimons le vin et qui en avons assez de faire semblant de nous y connaitre avec des phrases types « c’est un bon vin, quoique un peu jeune », alors qu’à la base tu sais même pas identifier un cépage.
Si tu ne sais pas ce qu’est un cépage, je vais te l’expliquer parce que je suis trop cool (et parce que je suis aussi novice que toi). C’est un type de plan de vigne avec ses particularités au gout (c’est ce qui nous intéresse) et physiques (ça on s’en fout un peu, je rigole; vigneron de France, ne me frappe pas !) différent.
C’est ainsi qu’autour d’une table dans une cave (qui hors contexte serait particulièrement glauque), tu te découvre des qualités cachées. Ainsi, j’ai réalisé que mon Chéri pouvait distinguer plusieurs nuances de gris et de jaune, alors qu’il est incapable de faire la différence entre un vert et un turquoise. Ah oui, parce que si je fais cet article ce n’est pas pour vous raconter ma vie (enfin, si, j’adore ça) mais pour vous donner mes petits conseils pour bien déguster un vin.
C’est là que j’ai appris que pour savourer son vin, il fallait mettre tous ses sens en éveil ! On va commencer par étape.

1) LA VUE

On ne boit pas son verre, on le REGARDE.
Hop hop hop ! Pas si vite petit impatient ! On ne siffle pas son verre comme ça. Repose-le sur la table et fais pas de connerie John ! Doucement. Doucement. Bien. Calme toi. Que je me détende ? HAHAHA MAIS JE SUIS DÉTENDUE !
Pardon, je m’emporte. Alors.. Reprenons. Il faut regarder son vin. Rien que comme ça, tu peux déterminer son âge. C’est même parfois plus simple que d’identifier l’âge de ses propres congénères.
Marche pour les vin blancs secs                                                                Rouge
doré – jaune clair :     vin jeune                                                                  rubis 
doré prononcé            4 à 5 ans prêt a être dégusté                            violet sombre
ambré                            doit être réservé pour la cuisine                       brique
Pour voir la véritable couleur de son vin il faut incliner son verre sur un fond blanc (regarde vers la pointe de la goutte, ça peut aider)
Mon conseil : prend une chemise blanche juste au cas où. Comme ça, si tu renverse ton vin sur toi, tu peux dire que tu voulais juste analyser sa couleur sans passer pour un gland.

2) LE NEZ

Maintenant que tu as fait quelques regards en coin à ton verre, tu peux tenter une approche subtile, c’est ce qu’on appelle le premier nez (ou le speed dating du vin) ! C’est comme ça que tu vérifies si ton vin est bouchonné ou que tu détectes la présence de sulfite (tu sais ce qui te bombarde le crâne le lendemain, ce que tu peux trouver dans les vins blanc).
Si tu as un doute sur ton futur partenaire de bouche, c’est comme tout, n’y va pas !
Cependant, si tu as toujours envie de continuer, c’est le moment de faire le deuxième nez.
Pour cela, il faut créer un vortex (en gros faire un tourbillon pour aérer) dans ton verre histoire de libérer les arômes. C’est comme ça que tu peux identifier son bouquet.
Pour les vins blancs, tu peux y trouver les parfums de fleurs, les fruits exotiques, tout ce qui est fruit blanc, silex (si si je te jure) et agrumes.
Pour les vins rouges tout ce qui est fruits rouges, boisé. Il y a plus de cent arômes, je ne vais pas tous te les faire, mais tu vois le panel qui s’offre à toi, que tu viennes pas me sortir de ton air super assuré.. « hmmm PAMPLEMOUSSE » alors que tu me parles d’un vin rouge.

3) LE GOÛT

Tu l’as regardé assez longtemps, tu peux le sentir, c’est maintenant que tu peux passer à l’étape que tu attends le plus : le goût ! 
Enfin tu as le droit de porter le fruit de ton attente à tes lèvres, mais attention, on n’avale pas tout le suite : c’est vulgaire ! Pour moi, c’est un sacrilège (comme les artistes qui peignent avec du vin), mais si j’ai réussi, alors vous aussi !
C’est là que ça se complique. Un vin, ça se mâche, ça passe dans toute la bouche et ça se recrache. Après, tu vas devoir compter le nombre de secondes (caudalie). On appelle ça la persistance. C’est là que tu sens toute la qualité du vin dans sa subtilité.
Deuxième gorgée, comme le deuxième nez, c’est la confirmation de ta première impression, si tu aimes le vin ou pas.

Ce cours s’est passé dans la joie et la bonne humeur auprès d’un prof humain et patient devant deux noobs comme nous (et c’était pas gagné d’avance, c’est moi qui te le dis).
J’avoue, maintenant, je profite nettement mieux. (Cette phrase de téléachat)
Si toi aussi tu aimes le monde de l’oenologie et que tu as prévu de faire la route des vins c’est ici que ça se passe : http://domainepaire.fr

Si tu veux connaitre mes meilleures adresses pour boire du bon vin à Paris, la suite au prochain épisode !

Anne Charlotte M.